Par J LW lequeux, in http://www.weltram.eu
Cet article reprend, en Français, les
billets de mon Blog:
http://louisweltram.spaces.live.com
qui sont publiés avec le
« label » ‘’Business Intelligence’’. Il s’enrichira au fil de l’eau,
en parallèle avec mon Blog.
Notée BI, la technique de Business Intelligence
(j’utiliserai le féminin pour la Business Intelligence) pourrait, selon la
définition la plus courante qu’on lui donne, se résumer en un ensemble de
techniques et de dextérité analytique fondées sur la veille économique. Certes
il s’agit d’une veille qui concerne à la fois le système d’information
‘’Business’’ de l’entreprise et le marché. C’est un point de vue réducteur.
C’est en effet, à mon sens, une
définition d’informaticien qui ne tient pas compte d’éléments plus subjectifs
pourtant indispensables à la réussite d’un Business Model. Cet article
introduit ces éléments.
L’approche “BIG” (Business Intelligence
Global Approach) tient compte de toute information nécessaire à l’analyse et à
la compréhension du ‘’Business’’ de l’entreprise. Elle impacte directement
l’entreprise en termes de:
1. Performance, au niveau des affaires, qui inclut, entre autres:
·
Les performances intrinsèques:
Avons-nous réalisé le chiffre d’affaires ? Avons-nous rempli les
objectifs ? Avons-nous dégagé une marge acceptable ? Sur quels points
avons nous progressé ou régressé ?
·
Les performances comparées avec la
concurrence: Si nous avons fait 3% de croissance alors que tous les concurrents
ont réalisé de +20 à 35%... alors il y a plutôt de quoi s’inquiéter !
·
Une projection sur les performances
possibles dans l’avenir par l’observation de l’évolution du marché.
2. Business Processes :
Il ne s’agit pas de
passer son temps à se réorganiser...mais plutôt à faire ce que j’appellerai un ‘’Head
trimming[1]’’
(« trim du cap »), c’est-à-dire de corriger une trajectoire de
croisière, tout en améliorant, si nécessaire des process susceptibles
d’améliorer l’efficacité de l’entreprise. Ces actions comprennent :
·
Une ré-ingénierie partielle[2]
éventuelle de certains process limitée à certaines activités ;
·
L’ajout de nouveaux process susceptibles
d’améliorer globalement la marche de l’entreprise
3. Business Model :
Au niveau du Business
Model, il peut être directement impacté, car il est nécessaire :
·
D’être souple pour pouvoir s’adapter aux
changements détectés ;
·
D’être vigilant et à l’écoute pour
« capter » de nouveaux marché ou de nouvelles demandes.
L”approche BIG requiert une analyse fine
de l’ensemble de “Business Events”.
Nous sommes habitué au terme ‘’pixel’’
(Picture Element) qui peut être défini comme la pièce d’information image la plus
élémentaire. Une image complète est constitué par un ensemble de pixels. Un
pixel dispose alors potentiellement d’un contenu, qui par assemblage avec
d’autres pixels donne une image complète.
Cette
définition d’un élément d’image mérite d’être étendu à l’ensemble des objets
que nous gérons dans un système d’information.
Dans l’ouvrage « Manager avec les
ERP », nous avons défini le « codiel » comme le code
informationnel élémentaire. En connaissant les règles de concaténation, nous pouvons
reconstituer une information complète à partir d’un ensemble de codiels.
De même, nous pouvons étendre ce concept
au niveau de la BI en définissant le Busiel, par extension comme une pièce
d’information élémentaire relatif au « Business ». Nous parlerons
donc de « Busiel » (Business Information Element).
Tous les évènements et étapes de
l’approche BIG contiennent une double dimension: pragmatique et sémantique. Les
deux sont nécessaires pour assurer une bonne gouvernance du Business Model.
·
La dimension pragmatique est liée à
l’expérience de l’utilisateur dans des situations réelle. Elle est aussi liée à
sa connaissance des comportements humains dans des situation de Business
(négociation, communication, etc.).
·
La dimension sémantique transporte les
notions de règles ainsi que des réponses aux évènements détectés par la BI.
(Mise à jour le 9/11/2008 – à suivre)
[1] Terme utilisé dans les techniques de pilotage automatique des avions consistant à rectifier les déviations par rapport au cap programmé dans le plan de vol.
[2] Si l’ensemble des process est concerné, alors nous sommes sortis de l’approche BIG et il s’agit d’une démarche de BPR (Business Process Re-engineering) complet, le cadre d’une refonte intégrale de l’organisation de l’entreprise.